Son petit-fils, Stéphane Burylo, lui a consacré un livre, chez Geste éditions, dans lequel il retrace, ainsi que le dit le sous-titre, « L’itinéraire d’un Tourangeau compagnon de la Libération »
Louis Ferrant est né en 1908 à Yzeures-sur-Creuse, dans le sud de la Touraine, de parents originaires de la Vienne, qui travaillaient pour les chemins de fer. Il a passé son enfance à Saint-Gaultier, dans l’Indre.
Engagé à 18 ans au 3e régiment de chasse de Châteauroux, breveté pilote en 1927 à Istres (n°21779), l’adjudant-chef Louis Ferrant est à l’école des radionavigants de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) au moment de la défaite.
Le 20 juin 1940, ils étaient dix-neuf à bord du Farman 222 « emprunté » pour l’occasion, dont quatre pilotes, le capitaine Goumin, les adjudants-chefs Ferrant, Denis et Speich et un autre Tourangeau, l’adjudant-chef mécanicien André Cantès. Direction l’Angleterre.
Louis Ferrant a connu l’épisode malheureux de Dakar, le repli sur Douala et la constitution de la 1re escadrille française de chasse avec laquelle il a combattu à Tobrouk.
Titulaire de deux victoires sûres et une probable sur Hurricane, il a dû quitter la chasse en raison de problèmes de vue. Il a été fait compagnon de la Libération en 1941.

Promu capitaine en 1942 il commande l’année suivante l’Ecole de pilotage sur la base de Rayak au Liban. On le retrouve près de chez lui en janvier 1945 à la base-école de Châteauroux
Il poursuivra sa carrière dans l’armée de l’air en passant par Saint-Jean-d’Angély (où tout a commencé), Rochefort, Saintes et Metz.
Didier Lecoq
Article publié dans Aéroplane de Touraine le 21 avril 2014.
Pour en savoir plus
Louis Ferrant, aviateur de la France libre aux éditions Geste Voir
Son portrait sur le site des compagnons de la Libération Lire
